Banque mondiale : Karine Bachongy nommée représentante résidente au Bénin

Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé, le 1er février 2026 à Cotonou, la nomination de Karine Bachongy au poste de représentante résidente pour le Bénin. Elle aura pour mission de coordonner l’ensemble des interventions de la Banque mondiale, de l’IFC et de la MIGA, dans un contexte de coopération renforcée avec les autorités béninoises.
Le Groupe de la Banque mondiale a officialisé, le 1er février 2026, la nomination de Karine Bachongy en qualité de représentante résidente pour le Bénin. Cette décision s’inscrit dans la nouvelle stratégie de l’institution visant à unifier la direction de ses différentes entités afin de mieux accompagner les priorités des secteurs public et privé dans les pays partenaires.
À ce poste, Karine Bachongy aura la responsabilité de la gestion des portefeuilles de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement et de l’Association internationale de développement, ainsi que de la Société financière internationale et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements au Bénin. Elle jouera un rôle central dans le dialogue stratégique avec le gouvernement et les partenaires au développement, tout en veillant à la bonne mise en œuvre des projets soutenus par le Groupe.
Des priorités claires pour un développement durable
Dans ses nouvelles fonctions, ses priorités porteront sur le maintien et le renforcement du dialogue avec les autorités béninoises autour des politiques de développement, la consolidation du partenariat avec le secteur privé et l’exécution efficace des projets et programmes inscrits dans le Cadre de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec le Bénin. L’objectif affiché est de soutenir la croissance économique, favoriser la création d’emplois et améliorer durablement les conditions de vie des populations.
« C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je prends mes fonctions, pour renforcer le partenariat déjà riche entre le Bénin et le Groupe de la Banque mondiale », a déclaré Mme Bachongy. « Le pays a enregistré des performances économiques et sociales remarquables ces dernières années. Je m’emploierai à renforcer notre stratégie en cours afin qu’elle contribue à apporter des solutions concrètes et durables aux besoins des populations et des communautés. »
Un parcours international et une expertise reconnue
De nationalité française, Karine Bachongy a rejoint la Société financière internationale en 2013. Elle y a occupé plusieurs postes de responsabilité, dont celui de responsable globale du département Genre et inclusion économique. Auparavant, en tant que responsable globale du secteur des infrastructures sociales, elle a conseillé des gouvernements sur la mise en œuvre de partenariats public-privé dans les domaines de la santé, de l’éducation et du logement abordable.
Avant son entrée au sein du Groupe de la Banque mondiale, elle a exercé des fonctions de direction d’hôpitaux publics en France et au Moyen-Orient, ainsi que des responsabilités au sein de multinationales du secteur de la santé. Elle est titulaire d’un Executive MBA de la London Business School, d’un master de l’École des hautes études en santé publique et du diplôme de Sciences Po Paris. Elle devient la douzième représentante résidente depuis l’ouverture du bureau de la Banque mondiale au Bénin en 1983.
Un portefeuille d’engagements ambitieux au Bénin
Au 1er février 2026, les engagements du Groupe de la Banque mondiale au Bénin s’élèvent à 3,5 milliards de dollars, couvrant 16 projets nationaux et 7 projets régionaux. Pour la seule année fiscale écoulée, l’IFC a engagé près de 170 millions de dollars et investi, avec mobilisation, un montant record d’environ 320 millions de dollars.
Les interventions du Groupe de la Banque mondiale au Bénin concernent des secteurs clés tels que la gouvernance économique, l’accès au financement, le tourisme, l’assainissement urbain, l’eau, l’énergie, les transports et la logistique, le développement local, la protection sociale, l’éducation, la formation professionnelle, l’environnement, l’agriculture, l’emploi des jeunes, la santé, la nutrition et le renforcement des capacités.