S&P Global Ratings confirme la note de l’Angola à B-/B, perspective stable

L’agence de notation a maintenu, le 13 février 2026, les notes souveraines de l’Angola à long terme (B-) et à court terme (B), avec une perspective stable. Cette décision traduit un équilibre entre la vulnérabilité persistante du pays aux chocs pétroliers et les efforts engagés pour stabiliser les finances publiques.
Par Bacary DABO
L’économie angolaise demeure fortement dépendante du pétrole. En 2025, la production a reculé à 1,06 million de barils par jour, pénalisée par le vieillissement des champs. Dans une note datée du 13 février, S&P table sur une stabilisation de la production autour de 1,1 million de barils par jour à l’horizon 2028, avec un prix du baril projeté à 60 dollars en 2026.
Sur le plan budgétaire, après un budget 2025 jugé expansionniste, le gouvernement prévoit un resserrement en 2026. Selon l’agence, les déficits devraient s’établir en moyenne à 2,6 % du PIB sur la période 2026-2029. La dette publique, revenue à environ 45 % du PIB en 2025, contre 94 % en 2020, devrait se stabiliser à court terme, malgré un service de la dette toujours élevé, représentant près de 35 % des recettes publiques.
Dans le même esprit, S&P Global Ratings souligne que l’inflation, bien qu’en recul à 15,7 % en décembre 2025, reste élevée et limite la marge de manœuvre de la politique monétaire. Toutefois, selon les estimations de l’agence, l’Angola dispose des ressources nécessaires pour honorer ses engagements financiers, sauf choc majeur sur les prix ou la production pétrolière.
Une dégradation de la note pourrait intervenir en cas de dérapage budgétaire ou de tensions sociales accrues, à l’approche des élections prévues en 2027.