Bénin Investment Forum : Stanislas Zézé plaide pour des fonds d’investissement afin de relancer les PME
Par Mahugnon SINGBO

Les petites et moyennes entreprises (PME) font face à de nombreux obstacles pour accéder aux financements bancaires, une situation devenue difficilement soutenable. Pour Stanislas Zézé, PDG et président de Bloomfield Investment Corporation, la solution à ces difficultés réside dans la mise en place de fonds d’investissement.
L’octroi de crédits bancaires est soumis à des critères stricts. Les exigences en matière de garanties et les conditions imposées par les établissements financiers dissuadent souvent les PME, les maintenant dans une vulnérabilité structurelle. Cette problématique, récurrente depuis des années, a de nouveau été soulevée lors de la 7ᵉ édition du Bénin Investment Forum (BIF 2025). Stanislas Zézé, y a proposé une réponse claire : la création de fonds d’investissement dédiés.
Dans son allocution consacrée au financement des PME, il a mis en avant l’urgence de structurer des instruments de financement adaptés. Selon lui, il est impératif de « repenser le système de financement des PME en Afrique » afin de soutenir leur croissance. Il souligne l’importance de cette alternative, estimant qu’elle leur offrirait une meilleure stabilité financière. « Les fonds d’investissement représentent la solution pour moi. Le crédit-bail peut être bénéfique si nous parvenons à réduire les coûts, car ceux-ci sont actuellement trop élevés. Une réduction des coûts serait une excellente nouvelle. », soutient-il.
« La discussion à propos des banques ne va pas changer. Les Banques ne sont pas configurées dans notre environnement ici pour financer de l’amorçage de la vitesse de croisière. On peut avoir toutes les discussions qu’on veut, ça ne changera pas. Je pense que les fonds de garantie ne sont pas nécessaires non plus parce que ça ne changent pas la politique de gestion des risques de contreparties des banques. C’est plutôt de penser de créer des fonds d’investissement à la taille des PME dans cette logique d’accompagnement. », a conclu le dirigeant de Bloomfield.