Ville Verte au Lac Rose : Un nouveau modèle urbain durable relancé pour 761 milliards F CFA

Plus de vingt ans après sa première apparition comme initiative de l’État sénégalais, le projet Ville Verte reprend vie au Lac Rose. Porté par la Délégation générale à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (Dgpu) et développé par le promoteur CasaOrascom Sénégal, le projet ambitionne de créer une cité durable sur 216 hectares, entre le Lac Rose et l’Atlantique.
Par Bacary DABO
La Délégation générale à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose relance le projet de Ville Verte au Lac Rose Présenté à la presse sur site jeudi 20 novembre 2025, le programme prévoit entre 7 500 et 10 000 logements. Pensé comme un programme accessible, ce projet de l’État du Sénégal propose des prix d’entrée à 13 millions F CFA, avec une offre allant du studio de 30 m² aux villas de cinq chambres, en passant par des appartements T5 et des duplex avec jardin, une configuration encore rare sur le marché dakarois. Le promoteur mise également sur des modalités de paiement flexibles afin d’élargir l’accès à la propriété.
Abdoul Wahab Kane, directeur de CasaOrascom Sénégal, affirme que « l’un des enjeux majeurs reste la préservation du Lac Rose ». Il rappelle que « après plusieurs années d’études environnementales, le projet intègre 105 hectares de forêt, dont 15 créés, ainsi qu’une arborisation complète des avenues, des solutions solaires pour tous les bâtiments et un système poussé de gestion et de réutilisation des eaux usées ».
Dans sa mise en œuvre, CasaOrascom collabore aussi avec Promoged et Sonaged dans le cadre d’une stratégie intégrée de gestion des déchets. Au-delà de l’habitat, Ville Verte veut devenir un pôle économique structurant, avec jusqu’à 20 000 emplois attendus à terme. Le site prévoit d’accueillir des PME, des commerces et des activités touristiques pour éviter l’écueil de la « ville-dortoir ». Le chantier doit s’étaler sur une période de 7 à 10 ans, avec l’ambition de bâtir un modèle urbain pensé par et pour les Sénégalais.
Sur le terrain, les premières actions confirment la volonté des autorités d’allier développement urbain et protection de l’environnement. « Nous sommes sur un site vierge, sans installations permanentes, et nous avançons conformément au titre foncier de l’État », explique Anta Seck, responsable environnement et cadre de vie du projet.
L’amélioration de l’accessibilité constitue un autre jalon majeur. Une nouvelle piste reliant le rond-point Thiaroye Wakhinane à Lagrose via la VDN3 a été ouverte, désenclavant la zone tout en réduisant l’impact du chantier sur les quartiers environnants.
Concernant les occupations irrégulières et les impenses, les autorités affirment être « en bonne voie » : un recensement conjoint avec la préfecture de Rufisque-Ouest et la commission compétente est en cours. Les équipes précisent que les procédures suivent le cadre légal fixé par l’État du Sénégal.
Avec ces premières avancées, Ville Verte s’affirme comme un projet où urbanisation et préservation des équilibres naturels progressent ensemble. Une dynamique qui pourrait redéfinir les standards des futurs projets urbains au Sénégal.