S&P relève la note de la Zambie à « CCC+/C » grâce à l’amélioration de sa solvabilité

Le 21 novembre 2025, S&P Global Ratings a relevé ses notes souveraines en devises étrangères de long et court terme sur la Zambie, passant de « SD/SD » à « CCC+/C ». Dans le même temps, l’agence de notation a confirmé la note « CCC+ » sur les instruments de dette du pays et maintenu les notes en devises locales à « CCC+/C ». La perspective associée aux deux catégories de notes demeure stable.
Par Bacary DABO
L’agence de notation Standard & Poor’s affirme que les négociations de la Zambie avec ses derniers créanciers commerciaux sont à un stade avancé, et qu’une note « CCC+ » sur l’émetteur et sa dette reflète mieux l’opinion prospective de la solvabilité du pays.
Dans une note publiée le 21 novembre 2025, l’agence estime que les conditions de marché favorables en 2025 ont entraîné une hausse de la production de cuivre, soutenant la dynamique des termes de l’échange. Malgré les efforts continus de consolidation budgétaire, alerte la même source, les élections de 2026 comportent un risque pour la continuité des politiques publiques.
Ce contexte amène Standard & Poor’s à relever la note souveraine en devises étrangères de long terme de la Zambie à « CCC+ » contre ‘SD’ (défaut sélectif), et la note de court terme à « C » contre « SD ». La perspective associée à la note de long terme est stable.
Selon l’agence, la perspective stable reflète un équilibre entre, d’un côté, une amélioration progressive des performances budgétaires et une disponibilité accrue du soutien des bailleurs officiels, et de l’autre, des risques liés à des besoins d’emprunt toujours élevés à court terme et à des options de financement limitées.
Alerte sur un avenir incertain
Malgré cet embelli, S&P prévient : “Nous pourrions abaisser la note dans les 12 à 18 prochains mois si les dernières étapes du processus de restructuration prenaient plus de temps que prévu, ou si les litiges relatifs au statut de créancier privilégié compliquaient les négociations restantes.”
À l’en croire, une baisse pourrait également résulter d’un effondrement de la demande de cuivre, de résultats budgétaires plus faibles qu’attendu ou d’un durcissement des conditions de financement qui rendrait plus difficile le service de la dette ou le refinancement des échéances.
L’agence considère que la note pourrait être relevée si la Zambie progresse vers des finances publiques plus durables, notamment via une amélioration du ratio dette/PIB et du ratio intérêts/recettes.
Pour elle, une hausse pourrait aussi être envisagée en cas de croissance supérieure aux attentes, de réduction des déséquilibres budgétaires ou d’une accumulation plus rapide que prévu des réserves en devises.