Sénégal : La CCIAD renforce les compétences juridiques de ses représentants

« L’environnement juridique des entités du secteur parapublic ». Tel est le thème d’un atelier de formation organisé le lundi 14 juillet 2025 à Dakar, au profit des élus de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD). Objectif : renforcer les capacités des représentants consulaires pour une meilleure gouvernance.
Par Bacary DABO
Abdoulaye Sow, président de l’institution consulaire, affirme que cette session de formation vise à outiller les élus de la Chambre sur le plan juridique et institutionnel, à clarifier leurs droits, devoirs et responsabilités, et surtout à renforcer leur capacité collective à promouvoir une gouvernance moderne, responsable et inclusive. Selon lui, le monde des affaires et des institutions évolue dans un environnement de plus en plus complexe, exigeant à la fois rigueur, transparence et responsabilité. Dans ce contexte, a-t-il souligné, la maîtrise du cadre juridique des entités du secteur parapublic ainsi que l’appropriation des principes de bonne gouvernance deviennent des conditions indispensables à la réussite des missions des chambres consulaires au service des entreprises et du développement économique.
Les chambres consulaires, en tant que structures parapubliques, ont, d’après lui, une double responsabilité : être à la fois au service de l’État, en relayant ses politiques économiques, et à l’écoute du secteur privé, en défendant les intérêts des opérateurs économiques. Une position qui exige une gouvernance irréprochable, fondée sur la légalité, la redevabilité, l’éthique et l’efficacité dans la gestion des ressources.
En tant que représentants légitimes des opérateurs économiques, les élus consulaires ont l’obligation de porter leur voix, d’impulser des réformes utiles et d’assurer une gestion transparente et performante des institutions. En conséquence, fait savoir M. Sow, cette responsabilité oblige les élus à maîtriser les textes, comprendre les obligations juridiques et respecter les normes de bonne gouvernance.
Pour conclure, il a rappelé que le respect du cadre juridique et l’application des principes de bonne gouvernance ne sont pas de simples exigences formelles. Ceux-ci constituent un levier de performance et un gage de crédibilité, tant auprès des pouvoirs publics que des partenaires techniques et financiers.
Abdoulaye Diop, juriste et docteur en finances publiques, considère que l’environnement du secteur parapublic est en pleine mutation, dans la mesure où, depuis les années 1990, de nombreuses entités y ont été intégrées. Il juge importante cette rencontre, compte tenu du rôle et de la responsabilité des administrateurs, de plus en plus impliqués par la loi dans les conseils d’administration.