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Le Cameroun lance un appel aux investisseurs pour neuf blocs pétroliers et gaziers

hydrocarbure

La Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) du Cameroun invite les compagnies internationales à manifester leur intérêt. Neuf blocs sont disponibles dans les bassins du Rio del Rey et de Douala/Kribi-Campo. Ces zones couvrent des environnements terrestres, maritimes et en eaux profondes.

Par Dorcas Davier AHOUANGAN

Dans le bassin du Rio del Rey, trois blocs sont ouverts à l’appel d’offres : Ndian River (2 530 km²), Bolongo Exploration (offshore, 392 km²) et Bakassi (zone de transition terre-mer, 740 km²). Dans le bassin de Douala/Kribi-Campo, six blocs sont disponibles : Etinde Exploration (offshore peu profond, 1 698 km²), Tilapia (eaux profondes, 3 788 km²), Elombo (offshore peu profond, 2 405 km²), Ntem (eaux profondes, 2 687 km²), Kombe-Nespe (zone de transition, 3 026 km²) et Bomono (zone de transition, 2 371 km²).

L’attribution de ces différents blocs repose sur trois types de contrats : concessions, partage de production et services à risques. Les durées d’exploration varient selon les blocs. Pour certains, la phase initiale est de trois ans, renouvelable deux fois ; pour d’autres, elle est de cinq ans, renouvelable deux fois.

Les entreprises intéressées doivent soumettre une évaluation technique, un programme de travail détaillé ainsi que des garanties financières. Elles devront également prouver leur expérience et leur engagement en matière de respect de l’environnement. Les consortiums sont acceptés, à condition qu’une majorité pétrolière soit présente au sein du groupe.

Une situation délicate pour le secteur pétrolier camerounais

Les revenus pétroliers du Cameroun ont chuté de 21,5 % en 2024. Cette baisse est principalement due à la baisse des prix du baril et à une production réduite. Les prévisions pour la période 2025-2028 restent prudentes, avec des recettes attendues en diminution.

Les compagnies intéressées peuvent consulter des données techniques détaillées auprès de la SNH et de son partenaire Viridine Group. Ces informations comprennent des études sismiques et des relevés de puits.

L’impôt sur les sociétés est fixé à 38 %. Les investisseurs devront également prévoir un budget annuel pour la formation de leurs équipes. La participation de l’État et les bonus de production seront négociés au cas par cas.

Cet appel d’offres vise à relancer un secteur en déclin. Le Cameroun espère attirer de nouveaux investissements afin de stimuler sa production pétrolière et gazière, et ainsi dynamiser son économie.