La BRVM réaffirme son engagement en faveur de l’égalité de genre
✍️Par Boubacar GASSAMA

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a célébré, le vendredi 7 mars 2025, la Journée internationale des droits de la femme, à l’instar des autres places boursières à travers le monde, sous le concept « Ring the Bell for Gender Equality ».
Selon un communiqué de presse rendu public par la BRVM, cette édition, placée sous le thème « Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation », a vu la participation de Maître Florence Loan-Messan, première femme bâtonnier de l’Ordre des avocats de Côte d’Ivoire. À ses côtés, il y avait plusieurs femmes chefs d’entreprises, entrepreneures et dirigeantes, notamment dans le secteur financier sous-régional.
Au cours de la cérémonie, Dr Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la BRVM, a réaffirmé l’engagement de son institution à promouvoir l’égalité de genre. Il a rappelé les défis auxquels l’Afrique est confrontée pour une meilleure intégration des femmes dans la sphère économique et sociale, à travers une inclusion plus forte et une autonomisation accrue.
Selon le patron de la BRVM, l’éducation, en général, et l’éducation financière, en particulier, constituent une condition sine qua non à l’atteinte des objectifs d’égalité. Il a insisté sur la nécessité d’une approche adaptée aux réalités socioculturelles de nos pays, intégrant de plus en plus la dimension du droit.
Maître Florence Loan-Messan, d’après le communiqué, a dressé un diagnostic sans appel de la situation des droits des femmes en Côte d’Ivoire et en Afrique.
Tout en soulignant les améliorations significatives apportées ces dernières années à l’arsenal juridique, elle a déploré les freins persistants, notamment d’ordre culturel.
Elle a ensuite lancé un appel pressant à l’action, qui doit s’appuyer sur la solidarité entre les femmes, l’accompagnement des hommes et un engagement sans faille de tous.
Dans le même cadre, un panel a été organisé sur le thème « L’inclusion financière des femmes comme épargnantes et entrepreneures : un puissant levier de développement économique ».
Les sommités de la finance africaine qui ont animé les échanges ont abordé la question sous l’angle de leurs secteurs respectifs, tout en mettant en avant la nécessité d’une meilleure communication pour faire connaître leurs produits et services auprès des femmes.

Les panélistes ont également insisté sur l’importance d’innover pour proposer des offres plus adaptées aux femmes, en complément d’une éducation financière renforcée.
À la fin, les participants ont souligné l’impérieuse nécessité d’une coordination des actions et, surtout, de leur inscription dans la durée.