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COP30 : Afreximbank, défenseur du développement durable et de l’industrialisation de l’Afrique

Afreximbank

Afreximbank fait du développement durable, de l’industrialisation du continent et d’une transition énergétique juste une priorité. L’institution a porté ce plaidoyer à la COP30 qui se tient à Belem, au Brésil.

Par Bacary DABO

Présente à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30) de 2025, organisée cette année à Belem, la Banque Africaine d’Import Export (Afreximbank) défend un agenda climatique aligné sur les ambitions de développement durable et d’industrialisation de l’Afrique, comme l’a rappelé son Président, George Elombi.

Dans un communiqué daté du 13 novembre 2025, elle précise que la délégation de la Banque plaide pour un discours panafricain sur le climat fondé sur les conclusions des sommets africains dédiés au climat et des précédentes COP.

D’après le document, les engagements d’Afreximbank s’appuient sur les principes fondamentaux de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, L’Afrique que nous voulons, et soulignent le rôle central de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) dans la construction d’économies résilientes face au changement climatique.

L’un des piliers de son action consiste à mobiliser des financements climatiques pour soutenir les ambitions d’adaptation des pays membres et garantir la mise en œuvre rapide et efficace du Fonds pour les pertes et dommages, lit on dans le communiqué. Il est également rappelé que la Banque plaide pour que les pays africains, touchés de manière disproportionnée par les événements climatiques alors qu’ils contribuent à moins de 4 pour cent des émissions mondiales, reçoivent une compensation adéquate et disposent de structures nationales capables d’accéder à ces fonds.

Dans la vision du Président, Dr George Elombi, poursuit la même source, Afreximbank met en avant le potentiel du continent en matière de valeur ajoutée et de transformation stratégique des minéraux. Au lieu d’exporter des matières premières, la Banque défend le financement de chaînes de valeur complètes, comme la transformation du lithium de la République démocratique du Congo en batteries, afin de faire de l’Afrique une plateforme des technologies propres et de créer des emplois qualifiés.

Selon toujours le communiqué, la Banque plaide aussi pour une transition énergétique juste et équitable qui reconnaisse le droit de l’Afrique à lutter contre la pauvreté énergétique, laquelle prive plus de 600 millions de personnes d’électricité. Il s’agit d’une approche équilibrée intégrant les énergies renouvelables tout en utilisant de manière responsable des combustibles de transition comme le gaz naturel pour soutenir l’industrialisation.

La Banque souhaite attirer l’attention sur la biodiversité africaine, ressource clé de résilience climatique qui absorbe des émissions nocives. Afreximbank s’engage à accompagner ses pays membres dans la monétisation de cette biodiversité pour mieux affronter les effets du changement climatique. En outre, l’institution met en avant ses initiatives financières, dont le Fonds de transformation commerciale d’Afreximbank (Attf), l’un de ses principaux outils de réduction des risques et de financement de projets verts à l’échelle continentale.

À la COP30, précise le communiqué, la Banque prend part à des dialogues de haut niveau, des tables rondes thématiques et des événements parallèles, notamment au Pavillon africain, ainsi qu’à une séance prévue avec le Liberia sur la création d’une autorité dédiée aux marchés du carbone.

Il rapporte aussi les propos de Mme Kanayo Awani, Vice présidente exécutive d’Afreximbank chargée de la Banque du commerce intra africain et du développement des exportations, qui a déclaré à la COP30 : « Notre mission à la COP30 est claire : veiller à ce que la voix de l’Afrique soit non seulement entendue, mais aussi prise en compte. Notre approche consiste à opérer une transformation proactive, à valoriser nos ressources minérales abondantes, à alimenter nos industries grâce à un mix énergétique durable et à tirer parti de la ZLECAf pour bâtir des économies résilientes et intégrées ».

Mme Awani d’assurer : « Nous mettrons à contribution notre influence pour mobiliser les capitaux africains à l’échelle mondiale et exiger un cadre mondialement reconnu et soutenu pour la transition énergétique équitable de notre continent, qui garantisse que l’action climatique globale serve et renforce activement les ambitions de l’Afrique en matière de développement et d’industrialisation ».