CEMAC : 174,9 milliards de FCFA investis par la BAD pour relier Cameroun, Centrafrique et Tchad
Par Ronie Floride AGAMMA

La Banque africaine de développement (BAD) a investi 174,9 milliards de FCFA (282 millions USD) pour la construction d’infrastructures routières destinées à relier trois pays de la Cémac. C’est à travers le programme baptisé « Corridor 13 » (CD13), reliant les villes de Gouga au Cameroun et Bangui en RCA.
Les travaux de construction ont été lancés, le 18 avril dernier à Mbaïki, par le président de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadéra et marquent le démarrage de la phase 1 du Projet de développement du corridor de transport multimodal Pointe-Noire-Brazzaville-Bangui-Ndjamena (CD13). Longue de 221 kilomètres, cette première phase relie la route Gouga-Mbaïki-Bangui pour un coût total de 282 millions de dollars américains, soit 174,9 milliards de FCFA, entièrement financé par la BAD.
Au-delà de la première phase, le projet Corridor 13 (CD13) s’inscrit dans un vaste programme d’infrastructures, qui prévoit aussi la construction de voiries urbaines à Mbaïki et Mongoumba, ainsi que la réhabilitation de l’avenue David Dacko dans la capitale Bangui, et la construction de ponts sur les fleuves Lobaye et Mpoko. D’après les informations de la banque, il sera complété par des infrastructures sociales essentielles, incluant un centre de cardiologie à Bangui.
Le projet, qui vise l’intégration régionale, s’étend également au secteur maritime avec des améliorations de la navigation sur la voie fluviale Brazzaville-Bangui, empruntant le fleuve Congo et la rivière Oubangui. Il comprend aussi un volet sécurité fluviale, ainsi que la construction d’un port moderne à Mongoumba, tout en intégrant des initiatives sur l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes et l’optimisation du secteur des transports.
« Ce projet, par sa dimension multimodale, a été conçu selon une approche intégrée et holistique. Il vise non seulement à répondre aux défis infrastructurels, notamment dans les secteurs routier et fluvial, mais aussi à renforcer la résilience des populations riveraines, à améliorer leur cadre de vie et à réduire les vulnérabilités, notamment celles liées aux changements climatiques », a indiqué le responsable du bureau pays de la Banque en Centrafrique, Mamady Souaré.
Spécifiquement, le « Corridor 13 » (CD13) intègre bien des dimensions environnementales et sociales importantes, avec des plans spécifiques pour les populations vulnérables, la sensibilisation à divers enjeux communautaires et des mesures d’indemnisation pour les populations affectées par les travaux, qui vont couvrir le Congo, la Centrafrique et le Tchad.