Afreximbank injecte 2,5 milliards USD dans un prêt géant pour la raffinerie Dangote
La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a annoncé sa participation majoritaire, à hauteur de 2,5 milliards de dollars, à un prêt syndiqué à terme de 4 milliards de dollars accordé à Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals FZE (DPRP). Ce financement senior, d’une maturité de cinq ans et co-arrangé avec Access Bank, vise à refinancer les dettes existantes et à optimiser la structure financière de ce géant du raffinage.
Par Bacary DABO

Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals FZE (DPRP), le plus grand complexe pétrochimique d’Afrique, avec une capacité de 650 000 barils par jour, bénéficiera d’une injection substantielle destinée à renforcer son bilan et à soutenir sa croissance. L’information est contenue dans un communiqué de presse daté du 31 mars 2026.
Afreximbank, principal contributeur du consortium, réaffirme ainsi son rôle clé dans l’industrialisation du continent, en favorisant la substitution aux importations et le renforcement de la sécurité énergétique.
Depuis 2024, souligne la même source, la banque a déjà octroyé 1 milliard USD de fonds de roulement à la raffinerie et conseillé l’initiative « Naira-for-Crude » pour des transactions en monnaie locale. Dr George Elombi, président d’Afreximbank, s’est félicité de cet investissement cumulatif de 15 milliards USD dans le groupe Dangote depuis 2015, soulignant l’importance d’autonomiser les entreprises africaines pour bâtir un avenir résilient.
Alhaji Aliko Dangote, PDG de Dangote Industries, a pour sa part salué ce soutien, qui positionne sa raffinerie en vue d’une expansion mondiale, au bénéfice du Nigeria et du continent africain.
Ce prêt a attiré un large consortium d’institutions africaines et internationales, reflétant la confiance accordée à DPRP en tant que pilier de l’industrialisation africaine.
Afreximbank, institution panafricaine notée de A- à AAA par plusieurs agences, affichait un total d’actifs de 40,1 milliards USD à fin 2024 et promeut activement la ZLECAf à travers des outils tels que le PAPSS.