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Nigeria : Les réserves de change atteignent 41 milliards de dollars

Abuja, la Capital du Nigéria
Abuja, la Capital du Nigéria

Les réserves de change du Nigeria ont considérablement augmenté, atteignant 41 milliards de dollars à la mi-août 2025, selon les dernières données publiées par la Banque centrale du pays. Ce montant représente le niveau le plus élevé observé depuis décembre 2021, marquant un rebond significatif après une période prolongée d’érosion due aux sorties de devises et les pressions liées au service de la dette.

Par Dorcas Davier AHOUANGAN

Cette progression a été particulièrement marquée depuis début août. Les réserves sont passées de 39,54 milliards de dollars le 1er août à 41 milliards de dollars le 19 août, soit une hausse de près de 3,7 % en seulement dix-neuf jours. Une accélération notable a eu lieu après le franchissement du seuil symbolique des 40 milliards de dollars, le 7 août, illustrant une nette amélioration de l’équilibre entre les entrées et les sorties de capitaux.

Cette consolidation des réserves offre à la Banque centrale une marge de manœuvre accrue pour défendre la valeur du naira, assurer la stabilité du marché des changes et faire face aux chocs externes. Bien que la progression sur l’ensemble de l’année 2025 reste modeste – avec une hausse de seulement 0,3 % par rapport à décembre 2024 – l’essentiel de la croissance s’est concentré sur les dernières semaines, après une première moitié d’année marquée par une relative stagnation.

À plus long terme, ce niveau constitue un progrès majeur pour le Nigeria, qui n’avait plus atteint un tel seuil depuis la fin de 2021. Le renforcement des réserves envoie un signal positif aux investisseurs et améliore la crédibilité financière internationale du pays.

La Banque centrale attribue cette performance à plusieurs facteurs : une meilleure production pétrolière, une croissance des exportations non pétrolières, une réduction des importations et une hausse des entrées de capitaux. Toutefois, la pérennité de cette tendance dépendra de la capacité du pays à maintenir l’équilibre entre ses recettes d’exportation, le service de sa dette et sa politique de change.