La BIDC décroche 40 millions de dollars auprès de India Exim Bank

La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a signé une ligne de crédit de 40 millions de dollars avec India Exim Bank pour financer des projets stratégiques dans les secteurs clés de la région ouest-africaine.
Par Kevin da SILVA
La BIDC a officialisé à Londres un crédit commercial de 40 millions de dollars (environ 22,4 milliards FCFA) avec India Exim Bank. La cérémonie a été marquée par la signature de l’accord entre le président de la BIDC, Dr George Agyekum Donkor, et Ashok Kumar Vartia, directeur général de la succursale londonienne d’India Exim Bank. Cet accord renforce un partenariat historique entre l’institution indienne et la sous-région, visant à soutenir des projets à fort impact pour la croissance économique. La ligne de crédit sera dédiée au financement de projets dans des domaines stratégiques tels que l’énergie, les transports, la santé, l’agriculture et les infrastructures.
« India Exim Bank a montré une constance remarquable dans son engagement à accompagner nos efforts de développement », a souligné Dr Donkor, insistant sur la portée sociale de cette coopération pour les populations vulnérables.
Ce financement s’inscrit dans une collaboration entamée en 2006. India Exim Bank a déjà octroyé six facilités à la BIDC, pour un montant cumulé de 1,14 milliard de dollars, afin de promouvoir l’exportation de biens et services indiens vers l’Afrique. Pour Ashok Kumar Vartia, « cette signature marque une étape importante dans notre engagement continu à soutenir les projets de développement en Afrique ». De son côté, Trupti Mhatre, directrice générale d’India Exim Bank, a rappelé le rôle catalyseur de cette coopération dans le renforcement des échanges économiques entre l’Inde et l’Afrique.
Créée en 1982 et détenue à 100 % par l’État indien, India Exim Bank joue un rôle central dans la stratégie internationale de New Delhi. Avec ce nouvel accord, la BIDC entend mobiliser des ressources supplémentaires pour accélérer l’intégration régionale et positionner l’Afrique de l’Ouest comme une zone de croissance stratégique.