Sécurité alimentaire : le Burkina Faso bénéficie d’une subvention japonaise de 1,4 milliard FCFA

Confronté à l’insécurité et aux aléas climatiques, le Burkina Faso bénéficie d’un appui financier du Japon pour améliorer l’accès à l’alimentation des populations vulnérables. Le projet K-R 2025 s’inscrit dans une dynamique de souveraineté alimentaire.
Par Kevin da SILVA
Le Burkina Faso a obtenu une subvention de 1,4 milliard FCFA (environ 2,5 millions de dollars) du gouvernement japonais. Ce financement soutient le projet K-R 2025, visant à améliorer l’accès à l’alimentation pour les populations les plus fragiles. Selon les autorités burkinabè, cette aide contribuera à répondre aux urgences humanitaires exacerbées par les crises sécuritaires et climatiques. Elle viendra renforcer les efforts déjà entrepris par l’État pour instaurer une souveraineté alimentaire durable, reposant sur les ressources locales et l’engagement communautaire.
La situation alimentaire au Burkina Faso reste préoccupante. Selon les données de l’Integrated Food Security Phase Classification (IPC), entre août 2024 et juillet 2025, plus de 425 000 enfants âgés de 6 à 59 mois risquent de souffrir de malnutrition aiguë, dont 110 000 cas sévères. Parallèlement, près de 40 000 femmes enceintes ou allaitantes sont également exposées à des risques de malnutrition. Cette situation alarmante est principalement causée par la baisse des rendements agricoles, conséquence directe de l’insécurité dans plusieurs régions et des chocs climatiques répétés. Dans ce contexte, le soutien international devient un levier crucial pour appuyer les politiques nationales de résilience.
Des initiatives nationales pour renforcer la résilience
Le gouvernement burkinabè a lancé, le 9 juillet 2024, deux projets majeurs : GIRCA-BF et P2RIA, pour un investissement global de 20,8 milliards FCFA. Ces programmes visent à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, notamment grâce à un meilleur accès aux intrants agricoles, à une gestion durable des ressources et au renforcement des capacités communautaires.
L’appui du Japon à la sécurité alimentaire burkinabè s’inscrit dans une coopération plus large. Le partenariat entre les deux pays couvre des secteurs clés comme l’éducation, la santé, l’agriculture, les infrastructures et le développement rural. En mars 2025, l’ambassadeur du Japon à Ouagadougou, Jun Nagashima, avait déjà remis un don de 41 tonnes de riz au gouvernement burkinabè, soulignant ainsi l’engagement de Tokyo aux côtés du peuple burkinabè dans la lutte contre l’insécurité alimentaire.