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UEMOA : Le Conseil des ministres acte ses priorités économiques pour 2026 et au-delà

Au terme des travaux de sa première session ordinaire de l’année, les ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont tracé les grandes orientations économiques de l’Union, dans un contexte international marqué par des incertitudes persistantes. Le président du Conseil des ministres, Aboubakar Nacanabo, a salué des décisions « stratégiques » destinées à renforcer la stabilité macroéconomique et à accélérer l’intégration régionale.

Par Bacary DABO

UEMOA : Le Conseil des ministres acte ses priorités économiques pour 2026 et au-delà

Le Conseil des ministres de l’UEMOA met le cap sur la stabilité financière et la résilience. Au cœur des priorités figure la consolidation de la stabilité financière dans l’Union. Les ministres ont notamment validé le renouvellement du mandat des représentants des États membres au sein du Comité de stabilité financière de l’UMOA, un organe clé de surveillance des risques systémiques.

Dans la même dynamique, le Conseil a approuvé les comptes 2025 de la BCEAO ainsi que l’affectation de ses résultats financiers. Cette validation traduit, selon les autorités, la solidité de la gestion monétaire dans la zone.

Le renouvellement du mandat de Mamadou Diop au poste de vice-gouverneur vient, par ailleurs, renforcer la continuité institutionnelle au sein de la banque centrale.

La BOAD et le secteur privé en première ligne

Autre décision structurante : l’adoption des comptes 2025 et du rapport annuel de la BOAD, ainsi que la validation de son nouveau plan stratégique 2026-2030, baptisé « Djoliba, la suite ». Ce programme vise à accélérer le financement du développement régional, avec un accent particulier sur les infrastructures, la transition énergétique et le soutien aux économies nationales.

Parallèlement, les ministres ont adopté de nouvelles stratégies dédiées au développement du secteur privé et à la promotion du dialogue public-privé pour la période 2025-2030. Ces instruments devraient contribuer à améliorer le climat des affaires et à renforcer l’attractivité de l’Union auprès des investisseurs.

Dans un environnement mondial incertain, le Conseil a également réaffirmé son engagement en faveur de l’intégration régionale et de l’ouverture continentale. Il a ainsi souligné l’importance pour l’UEMOA de s’inscrire pleinement dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), perçue comme un levier majeur de croissance.

« Il s’agit d’une ouverture maîtrisée vers de nouveaux marchés », a insisté Aboubakar Nacanabo, mettant en avant l’ambition de conquérir de nouveaux espaces économiques à l’échelle africaine.

Au-delà des décisions techniques, les participants ont mis en avant la qualité des échanges et la cohésion des États membres face aux défis économiques. Dans un contexte international volatil, marqué par des tensions géopolitiques et des pressions inflationnistes, l’UEMOA entend ainsi consolider son rôle de pôle de stabilité en Afrique de l’Ouest.

Une feuille de route ambitieuse

À l’issue de cette première session de 2026, l’UEMOA affiche une feuille de route claire, axée sur la stabilité macroéconomique, le renforcement du système financier, la dynamisation du secteur privé et l’approfondissement de l’intégration régionale.

Autant de chantiers qui devraient permettre à l’Union de consolider sa résilience et de soutenir une croissance durable dans ses États membres, dans un environnement économique mondial toujours incertain.