États-Unis : Durcissement des conditions de visa pour la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Bénin

À compter du 21 janvier 2026, les ressortissants de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin, le Nigeria, le Togo, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Gambie, devront fournir une caution financière pouvant aller jusqu’à 15 000 dollars américains (environ 9 millions de FCFA) pour obtenir un visa d’entrée aux États-Unis.
Par Dorcas Davier AHOUANGAN
Cette décision, annoncée par le département d’État américain le mardi 6 janvier 2026, s’inscrit dans un durcissement de la politique migratoire américaine. Elle concerne désormais 38 pays à travers le monde et vise explicitement à réduire les dépassements de durée de séjour liés aux visas de court séjour, en particulier les visas B1/B2 destinés aux voyages d’affaires et touristiques.
Le montant de la caution sera fixé individuellement lors de l’entretien consulaire. Il pourra s’élever à 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars, selon le profil du demandeur. Cette somme s’ajoute aux frais habituels de demande de visa et ne se substitue en aucun cas aux critères d’éligibilité déjà en vigueur.
La caution est conçue comme une garantie financière. Elle sera intégralement remboursée si le titulaire respecte les conditions de séjour, quitte le territoire américain avant l’expiration du visa ou se voit refuser l’entrée par les services d’immigration. En revanche, en cas de violation des règles — dépassement de la durée autorisée, sortie non enregistrée ou changement de statut non autorisé — la somme sera retenue et pourrait compliquer de futures demandes de visa.
Les titulaires de visas soumis à cette obligation devront impérativement entrer et sortir du territoire américain par des points d’entrée désignés, notamment les aéroports internationaux de Boston, New York (JFK) et Washington Dulles.
Les autorités américaines mettent par ailleurs en garde contre le recours à des intermédiaires ou à des canaux de paiement non officiels pour le règlement de cette caution.
Présentée par Washington comme un outil visant à garantir le respect des règles d’immigration, cette mesure représente une charge financière significative pour les voyageurs concernés. Elle pourrait également peser sur la dynamique des déplacements entre les pays visés et les États-Unis.